Le Togo est un étroit pays côtier d’Afrique de l’Ouest qui compte environ 9,3 millions d’habitants et une population jeune et culturellement diversifiée. En 2025, le gouvernement togolais a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des sexes – un objectif auquel le pays accorde une attention croissante depuis plusieurs années et pour lequel il bénéficie d’une reconnaissance internationale. Selon un rapport de la Banque mondiale, le Togo occupe la deuxième place parmi les pays africains en matière d’égalité salariale, d’égalité au sein du mariage, de droits patrimoniaux et de retraites.
Le programme national pour la participation des femmes à la vie politique illustre bien la manière dont cet engagement se concrétise : en amont des élections municipales de juillet 2025, le gouvernement a réduit de 75 % les frais d’inscription pour les candidates. Pourtant, les femmes n’ont remporté que 216 des 1 527 sièges municipaux, soit 14 %, ce qui représente quatre points de pourcentage de moins que leur représentation au Parlement national (18 %).
Les femmes togolaises continuent d’avoir un accès limité à l’éducation, aux technologies numériques, aux services financiers et à l’emploi formel. Et ce, bien que les femmes occupent depuis longtemps des postes influents au Togo : les « Nana Benz » – des femmes d’affaires influentes sur le plan économique qui, à partir des années 1950, ont fait de la capitale, Lomé, le centre du commerce textile en Afrique de l’Ouest – sont souvent considérées comme les premières millionnaires du continent africain.
Malgré un cadre juridique progressiste, la mise en œuvre concrète reste un défi. Bien que la violence domestique soit punie par la loi depuis 2022, seules 7 % des victimes sollicitent une aide juridique. Plus de la moitié des femmes togolaises (52 %) ont été victimes de violence domestique. La mortalité maternelle reste très élevée, avec 399 décès pour 100 000 naissances.
Parallèlement, les investissements dans le domaine de la santé reproductive montrent que le gouvernement reconnaît la santé comme un fondement essentiel du développement. En août 2025, un atelier parlementaire sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive s’est tenu à Kparimé, précisément dans la région où IAMANEH intervient. La mortalité néonatale a baissé pour s’établir à 21 décès pour 1 000 naissances vivantes (2023).
Capitale : Lomé / environ 1,9 million d’habitants
Population : 9,3 millions (2024)
Croissance démographique : 2,35 % par an
Population urbaine : 44,5 %
Espérance de vie : 65,1 ans
Mortalité infantile : 43,2 pour 1 000 naissances vivantes
Mortalité maternelle : 399 pour 100 000 naissances
Taux de fécondité : 4,13 naissances par femme
Taux d'alphabétisation : 66,5 %
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